« Notre site e-commerce a vu son CA augmenter de 20 % grâce à la mise en ligne de notre nouveau site et à l’optimisation de nos investissements sur nos différents canaux d’acquisition ». Et quid de la croissance du marché, de la consommation des ménages, de la concurrence, de la météo, voire même de la chance ?
Pourtant, ces mêmes paramètres externes sont souvent brandis en cas de mauvais résultats : « La baisse du chiffre d’affaires de notre boutique s’explique par la concurrence de plus en plus forte d’Amazon et une météo maussade qui a ralenti la consommation des ménages ».
Ces diagnostics un peu rapides (en gros, si je réussis, c’est grâce à moi. Si j’échoue, c’est à cause des autres) sont en réalité tout à fait normaux. Les psychologues les appellent des erreurs fondamentales d’attribution. Le commun des mortels a en effet tendance à considérer que les réussites sont uniquement liées à son propre talent et ignore le rôle des facteurs externes liés à l’environnement. Les triomphes génèrent une confiance excessive qui bloque souvent tout processus d’apprentissage. « Ben oui, pourquoi diable se prendre la tête à vouloir comprendre ce qui a fonctionné !? Si on a réussi, c’est que l’on a forcément pris les bonnes décisions ! ».